Et si les héros de BD n’avaient plus la jeunesse éternelle?

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22 décembre 2013 par matvano

Alix Senator tome 2

Alix Senator tome 2: Le dernier pharaon (Valérie Mangin – Thierry Démarez – Editions Casterman)

Inventé par Jacques Martin en 1948, Alix est un jeune Gaulois devenu citoyen de Rome dont les aventures ont marqué des générations de lecteurs. Mais à quoi ressemblerait-il à 50 ans, alors qu’il est devenu sénateur romain et que son fidèle ami Enak est mort quelques années auparavant? C’est à cette question que répond la brillante série « Alix Senator », qui s’inspire de l’Alix de Jacques Martin tout en le réinventant totalement. Quelle riche idée d’imaginer un héros de BD qui vieillit, alors que la plupart des héros sont figés dans une sorte de jeunesse éternelle! Logiquement, l’action de cette série scénarisée par Valérie Mangin et mise en images par Thierry Démarez ne se situe donc pas à l’époque de Jules César, comme les « Alix » classiques, mais à celle de l’empereur Auguste, en l’an 12 avant Jésus-Christ, soit une trentaine d’années plus tard. Une période durant laquelle l’Empire romain semble a priori plutôt paisible, même si on ne va pas tarder à découvrir que les apparences peuvent être trompeuses. Car dans « Les aigles de sang », le premier tome d’Alix Senator paru l’an dernier, Lepidus, le grand pontife de Rome, et Agrippa, le successeur désigné d’Auguste, sont sauvagement assassinés par des aigles qui leur déchirent les entrailles. Du coup, Alix est chargé par l’empereur de mener l’enquête. Et il va rapidement se rendre compte qu’un complot menace Auguste. Dans « Le dernier pharaon », le tome 2, l’enquête d’Alix le mène à Alexandrie, où lui et ses fils Titus et Khephren (qui est en réalité le fils d’Enak) ne sont pas vraiment accueillis à bras ouverts par le préfet Barbarus, une « outre à vin » qui cherche avant tout à ce que ces trois embarrassants visiteurs retournent le plus rapidement possible à Rome. Les Egyptiens non plus ne semblent pas porter Alix et ses fils dans leur coeur, notamment le mystérieux Heb, dont on ne sait pas très bien dans quel camp il se trouve. Mais la persévérance et la ruse d’Alix vont le mener sur la bonne piste: celle de Césarion, le fils de César et Cléopâtre. Plein de rebondissements (avec notamment une fameuse surprise à la page 38 de l’album), ce tome 2 d’Alix Senator tient toutes ses promesses et offre, comme les premiers albums d’Alix en leur temps, une plongée passionnante dans le monde antique. Pour les férus de cette époque, il y a même moyen d’aller plus loin puisque la scénariste Valérie Mangin, qui est historienne de formation, a eu la bonne idée de créer un site web sur lequel le lecteur peut découvrir ce qui est vrai et ce qui est faux dans les histoires d’Alix Senator. A noter que le premier cycle de la série se terminera l’année prochaine avec la sortie du tome 3: « La conjuration des rapaces ».

Une réflexion sur “Et si les héros de BD n’avaient plus la jeunesse éternelle?

  1. […] ça un « reboot ». C’est ce qui s’est passé récemment pour Alix et Michel Vaillant. Aujourd’hui, c’est un autre héros mythique qui emprunte ce chemin […]

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