Le « Che » contre les nazis

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18 décembre 2012 par matvano

Eden Hotel

Eden Hôtel – Ernesto (Diego Agrimbau – Gabriel Ippoliti – Editions Casterman)

Les épisodes méconnus de l’Histoire sont une source d’inspiration inépuisable pour les auteurs. « Eden Hôtel », signé par les Argentins Agrimbau et Ippoliti, en apporte une nouvelle fois la preuve. Peu nombreux sont ceux qui savent que des nazis étaient présents en masse en Argentine durant la Seconde guerre mondiale. A l’époque, l’armée allemande a même eu le projet de s’appuyer sur ces petites poches de soldats nazis pour conquérir l’ensemble de l’Amérique du Sud et la diviser en cinq grandes régions. Dans « Eden Hôtel », Agrimbau et Ippoliti mêlent Histoire et fiction pour imaginer un récit dans lequel cette présence des Allemands dans la province plutôt rurale de Cordoba est « mixée » avec l’enfance du mythique Ernesto « Che » Guevara en Argentine durant ces mêmes années. Dans cet album, l’Eden Hôtel (qui a réellement existé) est utilisé comme base par les sympathisants du Troisième Reich. Tous les discours d’Adolf Hitler y sont diffusés par des haut-parleurs, et la jeunesse hitlérienne y fait la loi. Après avoir débarqué dans cet hôtel peu fréquentable un peu par hasard, le jeune Ernesto et son père (qui faisait réellement partie d’un mouvement anti-fasciste baptisé « Accion Argentina ») tentent d’y déjouer les plans machiavéliques des nazis, aidés en cela par la jolie Helena, l’héroïne principale du récit. Chargée de s’occuper des enfants des résidents de l’hôtel (y compris le jeune Ernesto à son arrivée), celle-ci devient opératrice SS une fois la Guerre déclenchée, ce qui lui permet de transmettre des informations précieuses à Guevara père et fils. Mais évidemment, elle joue un jeu très dangereux… Si le scénario d' »Eden Hôtel » est original et bien construit, c’est surtout le dessin d’Ippoliti qui séduit dans cet album. Le trait du dessinateur argentin est à la fois élégant, soigné et précis et fait penser un peu à celui de Guarnido, l’auteur de « Blacksad », les personnages animaliers en moins bien sûr. Deux petits regrets: l’album est un peu trop court (on voudrait passer plus de temps avec Ernesto et Helena pour apprendre à mieux les connaître) et la fin est vraiment trop énorme pour être crédible. Heureusement, cet « Eden Hôtel » n’est pas annoncé comme un « one shot » mais comme un premier tome: on peut donc espérer que la suite de la saga nous permettra de ne pas rester sur notre faim!

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